CREDO TECHNIQUE ET PEDAGOGIQUE

Karaté traditionnel et karaté sportif

Je n’ai jamais compris qu’est ce que l’on entendait par « karaté traditionnel »!
Je crois que ce mot de « traditionnel » est né pour le karaté en opposition à celui de « sportif » au moment ou la compétition est devenu un but pour les occidentaux et non un moyen d’exprimer son karaté pour ceux qui l’avaient inventé : Les Japonais .
Les occidentaux (et Français en particuliers ! ) se sont donc servi d’une belle discipline comme vecteur de leur réussite sociale et pécuniaire.

Ils avaient là un cadre à la mesure de leurs appétits.
C’est ainsi, que de décennies en décennies, ils ont incités des jeunes désireux de titres et très pressés, de laisser de côté, les katas et techniques jugées inutiles parce que non comptabilisées en compétition.

Au début ( dans les années 60 – 70 ) on a commencé par combattre contre les japonais et à leur manière, selon leurs règles qui étaient assez proches du budo, mais comme on n’y comprenait rien , on les a changés, pour en adopter d’autres plus favorables !
Puis les combattants ont commencé par sautiller ( dans les années 80) pour finir par danser aujourd’hui !
Les techniques de poings partent des épaules, les coudes s’échappent à l’extérieur du corps, les techniques de jambes ne sont pas armées pour tomber au sol sans maîtrise

(hiki -ashi ).

Bref ! les compétiteurs ne sont que des compétiteurs à l’image de leurs motivations qui ne sont pas celles du Budo, parfois arrogants par leur comportements et sans véritables techniques foncières !
Il faut faire vite, afin que tel professeur puisse afficher ses brillants résultats dans le dojo, où tel compétiteur puisse se pavaner, auréolé de ses récents titres de gloire, satisfait de lui même comme s’il était l’égal d’un boxeur amateur qui lui s’en prend réellement plein la figure ! Voilà ce qu’est aujourd’hui le Karaté « Sportif » très loin de l’idée du Budo défendu par les Japonais.
Et le Karaté traditionnel dans tout ça ?

C’est celui des autres, de ceux qui continuent à faire les katas, mais c’est aussi un peu l’auberge espagnole.
On y trouve les stars des Bunkaï, il y a les plus traditionnels que traditionnels, les champions du Karaté- jutsu, les philosophes qui ont tous compris et qui réinventent le karaté, qui en écrivent des pages dans les journaux, les  » immobiles » ancrés dans leur certitudes, qui ne font plus de stages avec les maîtres ou quand ils en font, ne font rien de ce que ceux ci leur disent ou montrent. Ah ! j’oubliai, il y a aussi ceux qui sont dépositaires de l’enseignement de tel maître qui leur donnent une raison d’exister etc…..
Et enfin il y a ceux qui suivent une école, quelqu’elle soit et qui continuent par l’enseignement, l’oeuvre de leur prédécesseurs en défendant une idée collégiale , pour peu qu’elle véhicule les valeurs du budo ou du coeur.

Nous ne sommes pas une majorité,

Faire du Karaté avec son coeur ! voilà la vérité !

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