Les Maîtres du Karaté Do

Est considéré comme « maître » ou « shihan », tout karateka ayant atteint le 9ème Dan de Karate. Le monde entier en compte très peu et, à vrai dire, c’est certainement parce-que les experts ou « senseï » meurent avant d’obtenir cette distinction. Dans le style shotokan, ils sont peu nombreux à avoir atteint ce niveau reconnu par la JKA, seule fédération à pouvoir décerner de tels grades. La majorité sont des maîtres Nippons, mais des karatekas non japonais ont toutefois réussi à obtenir ce grade dont un français.

Shihan Keinosuke Enoeda ( 1935-2003 )

« Tora », le nom japonais désignant le tigre, était le surnom que portait M. Enoeda durant ses années de compétition au Japon. Enoeda « Tora » était renommé de par le monde pour son esprit indomptable ainsi que pour son style d’enseignement dynamique. Descendant de deux grandes lignées de Samouraï, il a admirablement su porter la tradition du Guerrier.

M. Enoeda est né le 4 juillet 1935 à Fukuoka, sur l’île de Kyushu dans le sud du Japon. Encore enfant, il débute son entraînement martial en Judo. Il prend vite goût à la compétition et il va même jusqu’à mériter une participation au Tournoi national pour les écoles secondaires. À l’âge de 17 ans et peu après avoir obtenu le grade de Nidan, il assiste à une démonstration donnée par deux membres du club de karaté de l’Université de Takushoku. Il est immédiatement séduit et c’est alors que commence son étude du karaté.

Après deux ans d’entraînement intense, il obtient sa ceinture noire. Il est par la suite promu capitaine de son club à l’âge de 21 ans. C’est à cette époque qu’il reçoit l’enseignement de Maître Funakoshi.

Avant son triomphe de 1963, il n’avait enseigné qu’au Collège des arts de Tokyo ainsi que dans une petite université militaire. Les choses allaient vite changer. Parmi les spectateurs présents lors de sa victoire était le président d’Indonésie. Si impressionné, il invite M. Enoeda à enseigner à ses gardes du corps ainsi qu’à son personnel policier et militaire. C’était pour «Tora» le début d’une grande carrière internationale.

Conséquemment à la politique expansionniste de la JKA visant à envoyer les meilleurs instructeurs outre-mer afin de faire connaître le karaté, Maître Enoeda voyagera beaucoup. Il s’établit finalement en Angleterre et obtient le titre de instructeur chef d`Europe. Ne cessant toutefois jamais de voyager, il passera beaucoup de temps en Afrique du Sud et aux États-Unis, incluant maintes visites au Camp des Maîtres de l’ISKF à Philadelphie. « Durant plusieurs années, M. Enoeda a été un élément clef du succès du Camp des maîtres » souligne M. Teruyuki Okazaki, instructeur en chef de l’ISKF.

Maître Enoeda était un homme extraordinaire, tant comme karatéka que comme personne. Il n’était pas seulement un athlète ou un puissant technicien. Il possédait aussi une autre qualité, celle-ci plus difficilement descriptible. Son énergie et son charisme (une aura, presque) étaient quelque chose de spécial. Il avait l’habileté d’aller chercher ce qu’il y avait de meilleur chez chaque étudiant. Il nous forçait à exécuter un meilleur karaté, à donner des coups plus précis et plus puissants, à pénétrer dans l’attaque avec moins d’hésitation, à surpasser nos limites.


Yoshitaka Funakoshi (1906 – 1945)

N’ayant aucune information concernant le grade de Yoshitaka Funakoshi, j’ai pensé qu’il était judicieux de placer ici sa bigraphie celui-ci étant le fils du fondateur et un des professeurs de Maître Kase.


Shihan Hirokazu Kanazawa

Sensei Kanazawa naît à Iwate au Japon en 1931. Son oncle et son père ont des experts de Jû-Jutsu. Kanazawa est un des derniers étudiants directs de GichinFunakoshi à l’Université de Takushoku. Il incarne, pour beaucoup de pratiquants et ce depuis longtemps, le Shotokan. Kanazawa découvre d’abord le Kendo, comme beaucoup d’enfants japonais de l’époque. Puis il se tourne vers le Judo et la Boxe Anglaise. Ses premiers contacts avec le Karaté se font par l’intermédiaire d’un camarade de classe qui lui enseigne les rudiments du Karaté d’Okinawa. Plus tard , Kanazawa étudiera à l’université de Nippon Dai où il découvrira un karaté fondé sur le combat rapproché. Plus tard encore, il entre à l’université de Takushobu, célèbre pour son dojo Shôtôkan. C’est là qu’il devient le disciple de Nakayama, réformateur, avec Nishiyama de la Japan Karaté Association. Quelque temps après son entrée à l’université Takushoku, Kanazawa est sollicité par Nakayama pour entrer dans les cours spéciaux de la J.K.A. pour former l’élite japonaise au Shôtôkan : des instructeurs combattants rompus aux techniques de communication, à la pédagogie, aux langues étrangères et aux techniques commerciales. Il a continué comme élève de maître Nakayama et fut le premier Champion du Japon pendant deux années consécutives, 1957 en kumité et en kata,puis 1958 en kumité. Il parvint à gagner la finale de 1957 avec une main fracturée. L’année suivante, après quatre prolongations, les juges désignèrent deux champions, Kanazawa et Mikami.Après sa victoire en 1957, Kanazawa devient instructeur à plein temps de la J.K.A. Il poursuit sa formation sous la direction de Nakayama et envisage déjà de diffuser son art à l’étranger. A partir de 1959, on le retrouve dans les îles d’Hawaii et en Europe. Ses contacts avec le Japon restent très fréquents et il devient rapidement un des plus grands ambassadeurs du Shôtôkan à travers le monde.

Près de vingt ans après ses débuts à l’étranger, en 1977, Kanazawa rompt officiellement et fonde son propre mouvement qu’il nomme Shôtôkan Karaté International (S.K.I.). En quittant la J.K.A., Kanazawa peut donner libre cours à sa créativité et à son génie personnel. En tant que grand maître du Shôtôkan, il n’a pas hésiter à investir de nombreux domaines de l’art martial et à pratiquer d’autres styles. C’est ainsi qu’il est devenu le disciple de Yo Meiji (de son vrai nom Yang Ming Che), le fondateur du Taikyoku-Ken. Le Taikyoku-Ken est une version japonaise du Taiji-Quan (T’ai-Chi-Ch’üan). Il est aujourd’hui 10ème Dan S.K.I. Depuis cette époque, Sensei Kanazawa est reconnu et respecté mondialement, et continue à voyager dans le monde entier, apportant avec lui des valeurs, et une expertise du karaté de haut niveau . Kanazawa est vraiment un de ceux qui méritent le titre de Shihan, (maître).

Cet homme réunit toutes les qualités qu’un enseignant des arts martiaux doit avoir ;humilité, patience, courtoisie, sécurité, sympathie et rectitude. Tout ce il est justifié dans le fait qu’il a été élève direct des Maîtres Funakoshi et Nakayama .Il est actuellement considéré comme un des grands enseignants vivants en ce moment au Japon. Sensei Kanazawa est vraiment un de ceux qui méritent le titre de Shihan (maître).

En plus de la maîtrise du karaté, Kanazawa a acquis une expertise du maniement de divers armes traditionnelles, il a également une connaissance très étendue du tai-chi, l’ayant étudié pendant trente ans sous la supervision du professeur chinois Wong. Dans la recherche de la perfection de la technique du Karaté, il décide d’étudier le Tai-chi, ce qui semble complètement opposé au karaté, mais cela l’aide à développer la relaxation musculaire. Le Tai-chi lui permet d’exécuter les techniques de karaté de manière efficace, c’est-à-dire; mettre sous tension les muscles seulement à la fin de l’exécution de la technique. Interrogé sur les aspects fondamentaux de son art, le maître dit encore : « Il ne faut jamais négliger la dimension spirituelle. C’est elle qui vous permettra de pratiquer durant toute votre vie un Karaté équilibré et vraiment adapté à vos besoins. Lorsque l’esprit est juste, le reste vient tout naturellement. »

Durant l’année de 1957 H Kanazawa a gagné le Championnats du Japon, comme on l’espérait, mais ce qui est réellement cher de ce championnat est qu’il l’a gagné en ayant une main fracturée. Des jours avant la compétition, en pratiquant le kumité contre 6 compagnons en même temps pour accélérer ses réflexes et son temps de réaction, il reçoit un mauvais coup et est blessé; son entraîneur, Nakayama lui suggère de ne pas prendre part au combat et d’encourager ses coéquipiers à la place. Lorsque Kanazawa arrive chez lui à la maison, il trouve sa mère qui était venu de très loin pour le voir combattre. Voyant son état ,elle lui dit qu’en Karaté non seulement on utilise des mains, mais aussi les pieds. Hirokazu Kanazawa gagne alors le le championnat de karaté du Japon.


Taiji Kase, le précurseur

Il a formé tous les cadres du Karaté français : Sauvin, Didier, Paschy, Lavorato, Petitdemange … ont été ses élèves. 9e dan de Karaté, Maître Taiji Kase vit en France depuis 1967. Combattant hors-pair, il était chargé dans les années 60 de relever les défis lancés à la J.K.A., la puissante fédération Shotokan. Christian Courtonne nous présente ce maître hors du commun.

Cet article va aujourd’hui centrer le débat sur l’évolution du Karaté. En effet, si une face du Karaté est aujourd’hui surexploitée, une autre, plus profonde car issue du Karaté traditionnel enseigné par Maître Funakoshi, plus réaliste et plus pure, évolue, s’enrichit au sein d’une académie fondée par un maître qui force le respect de tous et qui est un trésor vivant du Karaté.Il s’agit de Maître Kase, ceinture noire 9e Dan de Karaté, qui inscrit en Europe, en ce moment, son action dans la légende du Karaté.

Le parcours de Maître Kase

Un certain mystère plane sur le parcours de ce maître, né au Japon en 1929. Il y étudie tout d’abord le Judo et l’Aïkido. Il connaît ses premiers entraînements de Karaté dans la marine, dans des conditions très violentes, et s’entraîne ensuite dans le dojo de Yoshitaka Funakoshi, le fils de Gishin Funakoshi, grand maître qui a su intégrer le Karaté dans le Japon moderne, tout comme Maître Nakayama a su le diffuser dans le monde entier. Cette formation première a forgé son style. Nous allons voir que Maître Kase fait passer le message originel que lui a transmis Gishin Funakoshi lorsqu’il visitait le dojo de son fils, et l’enrichit aujourd’hui, après avoir été l’un des acteurs actifs du prosélytisme de la Japan Karate Association. Nous retrouvons quelques années plus tard Maître Kase, combattant hors-pair, à l’université de Taikushoku où il dirige les cours combat de la J.K.A. Il a dans ses rangs des élèves qui s ‘appellent Enoeda, Shirai et Ochi. Ceux d’entre nous qui ont pu recueillir les confidences de ces maîtres le savent : les entraînements étaient très très durs. En effet Maître Kase, dans un milieu où l’on peut parfois faire illusion, a toujours dominé physiquement ses interlocuteurs durant des entraînements sans concession. N’oublions pas que dans les années 60, c’est lui, avec Maître Nishiyama, qui était chargé de relever les défis ! Comme les plus grands maîtres japonais au milieu des années 60, Maître Kanazawa par exemple, il est chargé de la divulgation de cette discipline à travers le monde et visite des pays tels que l’Afrique du Sud, les Etats-Unis et l’Europe. C’est sur l’initiative de Maître Plée, comme nous le révèle Jean-Pierre Bergheaud (président du Comité Départemental du Val-de-Marne et historien du Karaté français), qu’il arrive un jour de l’année 1967 à la Gare de Lyon à Paris. Trois personnes l’accueillent : Henry Plée, un ami italien et Jean Pierre Lavorato, son élève le plus ancien qui est sans conteste en France le chef de file de ce courant du Karaté.

9 années d’enseignement en France

Dès son arrivée, fidèle à son instinct de guerrier, qui ne s’est jamais atténué, il se confronte aux champions des différentes méthodes de combat. Le résultat est sans appel. Suivent cinq années d’entraînement historiques, dans le dojo du 34 rue de la Montagne Sainte Geneviève, creuset du Karaté. En 1972, il enseigne au centre Daviel à Paris, dans le 13e arrondissement. Puis il ouvre en 1973 le dojo de la rue Daguerre. Trois années d’enseignement exceptionnel ont lieu dans cette salle du 14e arrondissement. Il s’agit d’un vrai dojo, consacré uniquement au Karaté, ouvert de 9 heures du matin à 10 heures du soir. Les cours se succèdent, de l’entraînement de ses assistants et de son équipe le matin au cours des débutants dispensé par ses fidèles, en passant par ses entraînements libres, le travail au sac, au makiwara. Les Maîtres Nakayama, Enoeda, Ochi, Shirai, Oshima et bien d’autres, ont visité ce lieu.

Une page d’histoire

C’est au cours de ces 9 années que s’est écrite une page de l’histoire du Karaté français. Imaginons un cours où sont présents Francis Didier, entraîneur actuel des équipes de France, Michel Roussaud, entraîneur de l’équipe de France technique, Jean-Pierre Lavorato, François Petitdemange, Lenoir, Roger Paschy, Camille Daudier, Raphäel Gaillard, le professeur de Montama qui a été le premier Champion du Monde individuel, Hervé Delage, Franco Daloia, Christian Babille, Jean-Pierre Perilleux, Daniel Lautier, Daniel Criquet, Kenji Tokitsu, Guy Sauvin, le DTN comblé de la FFKAMA, et bien d’autres responsables aujourd’hui de la qualité du Karaté français. L’historien retiendra que c ‘est là que s’est forgé un axe du Karaté français. Et pourtant, il ne s’agissait que de la première étape de l’enseignement. Beaucoup restait encore à découvrir. Puis, en 1976, Maître Kase prend ses distances avec toute organisation après avoir conduit sa sélection à la 3e place aux Championnats d’Europe Shotokan IAKF. Beaucoup se sont interrogés, à l’époque, sur ce retrait. Nous en retiendrons la grande courtoisie du Maître, qui n’a pas souhaité interférer dans la délégation du service public décidée par un état hospitalier en faveur d’une fédération sportive. Ses rapports avec cette fédération sont très cordiaux, voire amicaux avec certains hauts responsables. Ce retrait lui ayant permis d’approfondir sa recherche personnelle, on ne peut aujourd’hui que s’en féliciter. Seule la solitude lui a permis de s’épanouir totalement et de transmettre, uniquement à l’occasion de stages et au sein de son académie européenne, ce message unique dans le Karaté mondial. Nous allons examiner les constantes développées par Maître Kase et présenter les trois étapes qu’il préconise dans l’évolution de toute une vie.

Le Karaté total

L’art du combat ne peut être exercé que par un pratiquant qui s’investit totalement dans sa passion. L’entraînement est bien sûr physique, mais sans un travail mental d’égale importance, le sujet n’est qu’effleuré. Cette idée est aujourd’hui tellement présente qu’elle en est usée. Dans l’enseignement de Maître Kase, elle est réellement mise en œuvre. Un exercice que le maître demandait de réaliser à l’époque où son groupe avait atteint le niveau troisième dan, était le suivant : dans les circonstances les plus anodines, dans le métro, devant un verre, annoncer une attaque à un ami (pratiquant bien évidemment). Celui-ci doit répondre instantanément, oralement, le blocage correspondant. Cet exercice, apparemment anodin, voire anecdotique, est en fait une première étape vers la fusion du corps et de l’esprit, obligeant à un état de veille permanent. Les entraîneurs sportifs modernes appellent cet exercice l’entraînement virtuel. Maître Kase l’a montré en France il y a un quart de siècle. La fusion du corps et de l’esprit se fait aussi par la répétition des mouvements, les séries. Pas de discours sur l’utilité de ce travail, pas d’interrogation. Le maître montre le mouvement exact et il faut faire des séries, sans réfléchir, en faisant le vide. Le geste devient ainsi instinctif après quelques années. Une série, c’est par exemple 1000 mae-geri, 30 fois le kata Kankudaï sans aucun arrêt, etc. Pour pratiquer ces techniques d’une violence extrême, un préalable est nécessaire. C’est le travail de l’intégrité du corps. Tous les gestes sont orientés vers cet objectif. Ainsi en est-il de la tenue du dos. Il suffit de voir le maître pour le comprendre. Le port est parfait, tout comme il doit l’être en Kendo.

Préserver l’intégrité du corps

La position Fudo-Dachi permet de travailler en toute confiance et avec toute la vitesse nécessaire pour préserver la colonne lombaire, ce que ne permet pas Zen-Kutsu-Dashi. Le travail des membres inférieurs doit aussi être examiné. Ainsi, dans toutes les techniques, il convient de réfléchir à la tenue de la jambe d’appui par des contractions statiques pour préserver le genou.

Nous allons voir au cours des trois étapes de l’évolution du Karatéka que tous ces principes sont appliqués.

Première étape

Cette étape dure entre 10 et 15 ans. Toutes les techniques de base doivent être apprises, assimilées, répétées. Vous les connaissez grâce à votre professeur. La formation du corps est codifiée. Elle se fait autour des 21 katas Shotokan. Maître Kase transmet ceux qu’il a étudiés avec Yoshitaka Funakoshi. Sa fidélité lui a fait rejeter les modifications apportées par Maître Nakayama. Le blocage Age-Uke, par exemple, est différent. Il s’arme à la hanche opposée. Le Karaté originel est présenté dans ses ouvrages publiés à la Sedirep. C’est une référence incontournable si l’on souhaite s’exprimer sur les katas authentiques. Le travail Hikite est aussi parfaitement codifié, le coude étant en arrière, le poignet en supination, le poing fermé, le dos contracté. Nous verrons que celui-ci est modifié dans la deuxième phase de la formation.

Deuxième étape : le travail en Fudo-Dashi

Le Fudo-Dashi est la position originelle. Maître Kase a d’ailleurs souhaité présenter à nos lecteurs quelques gardes spectaculaires dans cette position. Les déplacements se font en Fudo-Dashi, assurant ainsi des appuis au sol parfait. Cette maîtrise des appuis à tout moment est nécessaire, car la puissance vient de la terre.

Après quinze années de pratique, la base est réalisée. Il progressera en se déstructurant. Ainsi le travail Hikite se diversifie, il peut se faire à n’importe quel niveau, en armant toute technique. Le corps entier, chaque mouvement peut être une attaque déterminante. Le travail oi-tsuki se fait aussi en ura-tsuki, tate-tsuki.

L’enchaînement blocage/contre-attaque peut se faire du même bras. Toutes ces techniques qui s’enrichissent d’un travail mains ouvertes renouent avec le Karaté originel, avec des gestes proches de la pratique du sabre qui passionne Maître Kase et avec les instincts de ses ancêtres samouraïs.

Troisième étape : le Sen No Sen

Cela correspond à la fusion du mental avec celui de l’adversaire pour le dominer. Encore une fois, il ne s’agit pas là d’un verbiage. La pensée domine l’adversaire, c’est une réalité. Maître Kase l’exerce et n’exclut d’ailleurs pas les explications philosophiques telles la puissance de la terre, l’homme relié au ciel. C’est un domaine dans lequel il se livre peu. La recette pour atteindre l’harmonie du corps et de l’esprit puis de l’être, dans les éléments naturels, est une démarche très personnelle.

Voilà, résumé dans cet article (exercice qui ne peut qu’effleurer le sujet), le parcours du maître des temps modernes. Car en effet, issu du Karaté traditionnel et nous l’avons vu en prolongeant la légende des samouraïs, Maître Kase est un homme de son temps, homme de relations publiques très apprécié dans de nombreux milieux. Comment ne pas admirer cet expert qui a réussi la synthèse des principaux paradoxes de l’être humain : la violence et la sérénité, la destruction et l’intégrité, le passé et le futur, la guerre et la cellule familiale. Il s’est d’ailleurs entretenu récemment sur ces nombreux sujets avec l’empereur du Japon, Aki-Hito, lors de son récent voyage à Paris. Enfin, pour conclure nous constaterons que la simple vision des gardes spectaculaires de Maître Kase, synthèse d’une pratique glorieuse de près de 50 ans, avec les disciplines ancestrales des samouraïs, permet d’affirmer cette vérité : le Karaté est un art.


Shihan Masatoshi Nakayama (1913 -1987)

Sa vie :

Sensei Nakayama est né le 6 avril 1913 dans la préfecture de Yamagushi au Japon dans une famille de Samourais qui faisait partie, depuis plusieurs générations, du clan Sanada comme instructeurs de kendo .Son père, Naotoshi Nakayama, a étudié le judo et était médecin dans l’armée japonaise. La famille déménage dans la ville de Taïpeh à Taiwan. C’est là que le jeune Masatoshi a passé ses années d’école primaire. Outre ses études académiques, il s’est consacré à la pratique du kendo, du judo, de la natation, du ski, du tennis et de l’athlétisme. Il est initié au kendo par son père Naotoshi.

Son grand-père, Naomichi Nakayama a été le dernier membre de la famille a enseigner le maniement du sabre; en plus d’être instructeur de kendo, il était chirurgien à Tokyo. Naotoshi est devenu médecin comme son père, et espérait naturellement que Masatoshi fasse de même. Le futur Maître de karaté do avait développé, néanmoins, un fort intérêt pour les langues en Chine. Par conséquent, il s’est secrètement présenté aux examens d’entrée à l’Université de Takushoku, qui se spécialisait dans la préparation des étudiants pour le travail outre-mer. Il est accepté, et entre à 19 ans en 1932 à l’Université Takushoku de Tokyo pour étudier les langues et l’histoire.

C’ est à cette époque qu’il commence le karaté . Lorsque Nakayama est arrivé à Tokyo pour ses études universitaires, il voulait continuer la pratique du kendo, mais en se trompant d’horaire il s’est présenté au dojo durant la pratique de karaté. Il a été fasciné par ce qu’il a vu et a été invité à retourner la prochaine classe. À cette époque Sensei Funakoshi était encore actif comme enseignant de karaté. L’entraînement était rigoureux et épuisant,seulement approximativement 10% des étudiants restaient plus de six mois. Les apprentissages consistaient en 50 ou 60 répétitions d’un seul kata, et à frapper 1000 coups au makiwara. La génération de Nakayama, cependant a été formée en pratiquant le kendo ou le judo et ainsi ils étaient tous habitués à différents types de rencontres où ils faisaient face à un opposant réel. Ceci a mené au développement et l’inclusion dans la pratique du karaté du kumité de un, trois, et cinq pas en 1933, du combat semi libre en 1934, et du combat libre en 1935. À l’ automne de 1936, Nakayama et d’autres étudiants de Funakoshi ont donneront la première démonstration publique de ces nouvelles méthodes d’entraînement au Centre Civique de Tokyo.

Il passa cinq années de sa vie au contact du Maître. Il quitta Tokyo pour Pékin dans le cadre de ses études universitaires car il voulait approfondir ses connaissances sur l’histoire de la Chine et perfectionner le mandarin. Outre ses cinq heures quotidiennes de pratique de karaté, Nakayama a suivi un cours académique en histoire et langue chinoise. Il est resté 3 ou 4 mois en Manchourie en 1933, comme étudiant de seconde année, et il est retourné en Chine en 1937 dans un programme d’échange de l’Université de Pékin. Il y est demeuré pour travailler pour le gouvernement chinois. Sensei Nakayama passera onze ans en Chine. Pendant son séjour, Nakayama a continué à pratiquer et enseigner le karaté, mais il a aussi étudié plusieurs arts martiaux chinois avec des Maîtres chinois de boxe. Il invitera plus tard le Maître chinois Yang Ming Shi à venir enseigner le Tai Chi Chuan à la JKA. C’est d’ailleurs auprès de lui que Hirokazu Kanazawa étudiera le Tai chi.

Il revient à Tokyo en 1945 après la défaite du Japon pour reprendre sa pratique du karaté avec le Maître Funakoshi.Suite à son retour, Nakayama constate que plusieurs de ses compagnons de karaté sont morts, et que le dojo Shoto-kan a été détruit durant la Seconde guerre mondiale. En 1947 Nakayama devient l’entraîneur de l’équipe de karaté de l’Université de Takushoku où il invente deux nouveaux coups de pied; « oshigeri »( coup de pied ou blocage sur une poussée) et « gyaku mawashigeri » (coup de pied circulaire de revers). Il crée en 1949 avec d’anciens élèves du vieux maître, la Japan Karate Association qui sera ensuite incorporée au Ministère de l’Éducation en 1955.Au début des années 50, maître Funakoshi fût souvent invité à visiter les bases de l’armée américaine installées sur tout le territoire Japonais. De façon assez inattendue, il semble avoir été plutôt impressionné par l’accueil, l’hospitalité et la considération qu’il reçut de l’armée américaine. Cela eut certainement un effet profond sur les américains de sorte qu’il fut invité à visiter l’Amérique. Pour ce voyage historique, il emmena avec lui Isao, Obata, Toshio, Kamota et l’homme qui allait lui succéder comme chef instructeur de la J.K.A. : Nakayama.

La  » U.S. Strategic Air Command » institue alors un programme d’entraînement aux arts martiaux et envoie leurs instucteurs de conditionnement physique au Kodokan à Tokyo pour apprendre le judo, le karaté, et l’aikido. Nakayama, Isao, Obata et Toshio Kamata, ont été choisis par Funakoshi pour enseigner aux américains. Ces gens qui ont reçu un entraînement limité au karaté sont ensuite retournés aux États-Unis pour commencer à enseigner eux-mêmes. La même situation s’est produite au Japon à cette époque. Au milieu des années 50 il y a eu la création d’environ 200 supposés styles de karaté. Malheureusement, cette « émigration » accélérée eut pour conséquence un appauvrissement de l’aspect spirituel et philosophique de cet art martial. En effet, plusieurs instructeurs n’avaient pas une connaissance suffisante du karaté pour en saisir toute la profondeur. De nombreuses formes « adaptées » de karaté et des groupes récalcitrants firent leur apparition. plusieurs de ces gens avaient très peu d’expérience du karaté.

Nakayama, sous la direction de Funakoshi , a donc décidé de créer le programme d’instructeurs de la J.K.A. pour s’assurer que le véritable karaté soit enseigné. Il a été assisté dans cette tâche par Motokuni Sugiura , Hidetaka Nishiyama, et Teruyuki Okazaki. Le premier japonais qui est venu enseigner le karaté aux U.S.A. à Los Angeles in 1955 se nomme Tsutomu Oshima, un étudiant de Funakoshi de l’Université de Waseda .Il a été ensuite remplacé par Nishiyama, qui a fondé la  » All American Karate Federation », une branche de la J.K.A..ensuite, Okazaki est venu à Philadelphie en 1961 comme le premier gradué du programme d’instructeur assignés aux U.S.A. et a créé la  » East Coast Karate Association » membre de la  » All American Karate Federation ».

Parmi ses nombreux accomplissements sont la création de la J.K.A., une organisation de 10 millions de membres dans plus de 155 pays; du karaté comme sport; la J.K.A. a organisé en 1957 le premier tournoi « All Japan Karate Tournament » qui était le premier championnat du monde de karaté; le programme d’instructeurs de la J.K.A.; et le développement du karaté aux U.S.A. et le reste du monde.

Le 14 avril 1987, Masatoshi Nakayama meurt à l’âge de 74 ans. Sensei Okazaki a dit de lui: « Il a été un véritable Maître de karaté do qui a complètement absorbé toute la philosophie, les techniques et idées de Funakoshi, et a consacré toute sa vie en les transmettant au monde entier ». Jusqu’à son décès, il a continué à voyager pour enseigner, transmettre ses connaissances, tout en écrivant une vingtaine de livres sur karaté do : »La dynamique du karaté » (2 volumes) , la série « Best Karaté », « Les katas de karaté » (5 volumes) et « Karaté Supérieur » (11 volumes).



Bibliographie :

Best Karate par M. Nakayama 1 – Comprehensive 2 – Fundamentals 3 – Kumite I 4 – Kumite II 5 – Heian, Tekki 6 – Bassai, Kanku 7 – Jitte, Hangetsu, Empi 8 – Gankaku, Jion 9 – Bassai Sho, Kanku Sho, Chinte 10 – Unsu, Sochin, Nijushiho 11 – Gojushihi Sho, Gojushiho Dai, Meikyo

Dynamic Karate par M. Nakayama (anglais) : M. Nakayama lègue ici son enseignement-testament. Élève direct de Sensei Funakoshi, ce livre est une bible du karaté moderne

Shihan Hidetaka Nishiyama ( 1928-2008 )

Maître Hidetaka Nishiyama est considéré comme un des plus grands maîtres et pionnier du karaté traditionnel japonais. Son apprentissage a commencé à l’âge de quinze ans, avec le grand Gishin Funakoshi, le maître qui a introduit le karaté d’Okinawa au Japon. A cette époque, le karaté n’était pas aussi populaire que de nos jours. D’autres arts martiaux, tels que le kendo ou le judo, étaient enseignés dans le programme scolaire des écoles primaires et des collèges au Japon. Après une recherche ardue, Hidetaka Nishiyama trouva Gishin Funakoshi et son dojo de karaté à Tokyo. Il poursuivit son instruction jusque ses études secondaires.

Vers la fin des années 40, les Forces Aériennes Américaines ont entrepris un apprentissage martial vers le judo, aïkido et le karaté. Dans un récent interview, maître Nishiyama relate certains événements de cette période.

« Nous étions invités dans les bases américaines pour enseigner … J’étais le plus jeune. On s’y attendait à ce que l’on fasse des démonstrations. C’était assez violent, je devais casser tellement de planches que mes mains et mes avant-bras étaient dans un sale état. Cela pouvait arriver 3 ou 4 fois par jour. Éventuellement, il m’arrivait de ne plus bouger les bras. »

Un étudiant de maître Nishiyama raconte même que les américains trichaient en plongeant les planches dans l’eau, pour le mettre en difficulté. En vain!!! Jamais, il n’a raté une casse ou démonstration ni même jamais demandé à un senior de le faire pour lui. Cette période a pu être difficile physiquement pour maître Nishiyama, mais cela a contribué à lui forger sa renommée mondiale.

Plus tard, maître Nishiyama a été un des CO-fondateur de la J.K.A avec senseï Nakayama à Tokyo. Il a d’ailleurs formé beaucoup d’experts de réputation internationale dans cette école d’instructeurs. Parmi ceux-ci, on trouve des noms tels que Kanazawa, Enoeda ou Shiraï. En 1960, il publie son livre : « le karaté : l’art de combattre les mains vides », qui est considéré comme le texte définitif sur le sujet. En 1961, il part vivre aux États-Unis et y a fondé l’AAKF (Fédération de toute l’Amérique de Karaté). En 1978, il restructure complètement son organisation et en change le nom en Fédération Américaine de Karaté Amateur pour en faire une fédération à but non lucratif, qui de plus est membre de l’ITKF (Fédération Internationale de Karaté Traditionnel) qui gouverne le Karaté Traditionnel dans le monde.



Cette fédération a contrôlé le niveau de milliers de karatékas américains et organisé les premières compétitions avec le Japon, notamment le tournoi de 1964 à Los Angeles. En 1968, elle a organisé les championnats du monde de karaté à Los Angeles et Mexico City en coopération avec la fédération mexicaine de karaté.

L’ITKF a ensuite été fondée en 1975 pour éviter les confusions avec les nouveau karaté dit « moderne » et sa branche traditionnelle, et maintenir la constance des entraînements traditionnels dans le monde. Fréquemment, Senseï Nishiyama travaille avec le Comité International Olympique pour faire reconnaître le karaté comme sport olympique.

Aujourd’hui, maître Nishiyama travaille sur un nouveau livre de karaté destiné aux instructeurs de karaté traditionnel. Cela avec le sentiment que de nombreux pays ont des instructeurs de karaté traditionnel de qualité et que la distance qui les sépare des USA ne doit pas être une frontière à l’enseignement. Il espère que cet ouvrage apportera davantage de précisions sur le niveau d’instructions et la philosophie du karaté traditionnel dans chaque pays où il est pratiqué.



Maître Nishiyama continue à enseigner le karaté traditionnel dans le monde. Récemment, il a fait l’objet d’une distinction de la part de l’empereur du Japon pour l’image que celui-ci véhicule de son pays dans le monde. Cette distinction n’avait jamais été accordée à un maître de Karaté.

Il est un des plus gradés du karaté avec le 9ème dan.


Shihan Hideo Oshi

Hideo Oshi est né le 29 Février 1940 à Ehimé, sur l’île de Shikoku composant l’archipel du Japon. Il poursuit des études de sciences économiques à la célèbre université de Takushoku de1958 à 1962, où il sera membre de l’équipe de karaté obtiendra le Nidan.

Dès la fin de ses études unoiversitaires, il travaillera comme chef d’équipe d’une entreprise de construction pendant un an, mais c’est le karaté qui motive senseî Oshi. De 1963 à 1965, il suit le cours d’instructeur de la JKA dans le Hombu Dojo de Tokyo, sous la direction de Shihan Nakayama, et deviendra lui-même enseignat à la JKA.

Dans le même temps, Hirokazu Kananzawa finissait sa mission d’instructeur JKA en Allemagne. Tout naturellement, Seinseî Oshi fut mandatté pour le remplacer comme instructeur JKA pour l’Europe, par Senseï Nakayama et pour son palmarès exceptionnel. En effet, senseï Oshi est le seul avec senseï Ueki à avoir remporté le titre de grand champion de Japon, c’est à dire, remporter la première place en kata et en Kumité dans un même championnat.

Aujourd’hui, senseï Oshi demeure une figure de proue exceptionnelle de la JKA dans le monde de part ses stages exceptionnels et reconnus, comme son célèbre Gasshuku de Pâques. Inimitable, à 64 ans, senseï Oshi fait toujours preuve d’un pédagogie exceptionnelle, en associant le geste à la parole lors de ses stages et permettant ainsi une progression à vue d’oeil.

Maître Henri Plée est né en 1923 à Arras dans le Pas de Calais.

Vers la fin des années quarante. Sportif accompli, Henri PLEE fut un des premiers Judoka français, après avoir acquis une certaine maîtrise dans cet art, il voulut connaître d’autres sports de combat. Il pratiqua la boxe française tout en continuant le Judo. La première fois qu’il entendit parler de Karaté c’est en lisant une revue venant des États Unis, il questionna son ami Japonais FUKADA, qui l’aidait à traduire la revue nipponne : Judo-Kodokan, pour en connaître plus sur ce mystérieux art de combat. Quelle a été la surprise d’Henri PLEE, quand FUKADA lui annonça qu’il connaissait et pratiquait le Karaté. A son grand désespoir, n’étant que premier dan, il ne voulut pas lui enseigner cette fabuleuse méthode de combat. Il l’aida par contre dans sa recherche pour s’initier et découvrir cet art nouveau.

L’initiation se fit grâce à un livre et un film de NAKAYAMA Senseï. Henri PLEE reçut du Japon un livre sur le Karaté, le TEN NO KATA, écrit par le fils de FUNAKOSHI : Yoshitaka. Une autre personnalité des Art Martiaux, D.F. DRAEGGER également ami de Henri PLEE, lui envoya un film ou l’on voyait NISHIYAMA et NAKAYAMA en démonstration. Ces premiers documents ont été les  » initiateurs  » pour notre passionné de Karaté.

Il décide alors d’aller de plus près étudier cet art au Japon, en visitant les dojo de différents styles. A son retour, il aura un objectif en tête : « Faire connaître l’art magnifique de la main vide ».

Le club de la Montagne est le plus ancien club d’ Arts Martiaux d’Europe. C’est en 1953 que Maître Henri Plée fonda ce Dojo sous l’appellation Académie Française d’ Arts Martiaux (A.F A.M.). Pionnier du Karaté en France depuis 1950, Maître Plée y fit venir plus de 17 experts japonais et chinois. Grâce à cette initiative personnelle, le niveau technique des pratiquants français évolua rapidement, Le séjour de ces experts permit à Maître Plée d’accumuler une connaissance et une compréhension des Arts Martiaux exceptionnelle pour un Occidental.

Pour y avoir fait leurs premiers pas, la plupart des professeurs actuels se souviennent de cette époque héroïque et ils appellent tous affectueusement notre Dojo « La Montagne ». Depuis sa création, ce club a remporté 32 championnats de France, d’Europe et du Monde. Cependant, la compétition n’est ni un but, ni une fin en soi, dans ce club. Tout le monde n’est pas fait pour être champion, ni n’en a l’ambition. L’ AFAM fut le premier Dojo à proposer plusieurs arts martiaux et des cours de niveaux différents. II est mondialement connu. Il fut ensuite baptisé Karaté Club de France (K.C.F.), puis Shobudo.

Le 1er janvier 1993, à l’aube de son quarantième anniversaire, il a été rebaptisé par un nom rappelant celui de l’origine: Académie d’ Arts Martiaux de la Montagne (A.A.M.M.). Ce nom correspond à ce qu’il est, une académie, où une quinzaine d’arts martiaux sont enseignés.

Maître Plée a également invité sur notre territoire LE maître de karaté incontournable : Senseï Kase, qui a entraîné et formé les cadres français actuels, compétiteurs d’antan.

Aujourd’hui, maître Plée est le seul français à avoir obtenu le 10ème Dan Japonais pour ses qualités de pionnier et d’instructeur hors pair. Diplômé également en Judo, Aïkido et kendo, il est le président d’honneur des fédérations délégataires. Il a écrit un best seller sur les point vitaux.

A 81 ans, il continue de publier des chroniques dans des magazines spécialisés.

On lui doit l’étude des kata Taikyoku, notamment le Taikyoku Rokkudan (6ème niveau) qui est étudié dans les clubs traditionnels.

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